Publié le 9 janvier 2026

Janvier 2026 : Grève des médecins libéraux

icon_phone

Une mobilisation d’ampleur nationale

Depuis le lundi 5 janvier, un mouvement de grève des médecins libéraux est en cours à la suite d’un appel intersyndical. Cette mobilisation intervient après l’adoption, le 16 décembre 2025 par le Parlement, du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS). Initialement portée par les médecins libéraux, la grève s’est progressivement étendue aux établissements hospitaliers privés et concerne l’ensemble des spécialités médicales.

Selon les organisations professionnelles, plus de 17 000 médecins libéraux ont déclaré participer au mouvement. Le 7 janvier, la Ministre de la Santé a de son côté indiqué une baisse de l’activité libérale estimée à 15 % depuis le début de la semaine. Médecins généralistes, spécialistes et chirurgiens expriment collectivement leurs préoccupations quant à l’évolution de leurs conditions d’exercice, en lien avec plusieurs dispositions du PLFSS jugées structurantes pour l’organisation du système de soins.

Une mobilisation d’ampleur nationale

Depuis le lundi 5 janvier, un mouvement de grève des médecins libéraux est en cours à la suite d’un appel intersyndical. Cette mobilisation intervient après l’adoption, le 16 décembre 2025 par le Parlement, du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS). Initialement portée par les médecins libéraux, la grève s’est progressivement étendue aux établissements hospitaliers privés et concerne l’ensemble des spécialités médicales.

Selon les organisations professionnelles, plus de 17 000 médecins libéraux ont déclaré participer au mouvement. Le 7 janvier, la Ministre de la Santé a de son côté indiqué une baisse de l’activité libérale estimée à 15 % depuis le début de la semaine. Médecins généralistes, spécialistes et chirurgiens expriment collectivement leurs préoccupations quant à l’évolution de leurs conditions d’exercice, en lien avec plusieurs dispositions du PLFSS jugées structurantes pour l’organisation du système de soins.

Les principales mesures en discussion

Obligation de remplissage du Dossier Médical Partagé (DMP)
Le Dossier Médical Partagé a été conçu pour faciliter la coordination des soins et limiter les prescriptions redondantes. Toutefois, son déploiement reste inégal et son usage n’est pas encore généralisé. Le PLFSS prévoit de renforcer son utilisation, notamment par la mise en place de sanctions financières pouvant aller jusqu’à 10 000 euros en cas de non-respect. Plusieurs syndicats médicaux estiment que cette mesure intervient alors que l’outil est encore en phase d’amélioration, tandis que les pouvoirs publics mettent en avant la nécessité d’harmoniser les pratiques.

Limitation de la durée initiale des arrêts de travail
Dans un objectif de maîtrise des dépenses et de lutte contre les abus, le PLFSS prévoit de limiter à un mois la durée d’un premier arrêt de travail. Cette disposition suscite des interrogations parmi les médecins, qui soulignent que certaines pathologies peuvent nécessiter des durées de repos plus longues dès le premier arrêt. Les autorités publiques rappellent pour leur part que des prolongations restent possibles dans des situations médicalement justifiées.

Mise sous objectifs (MSO)
Le dispositif de mise sous objectifs, rendu obligatoire par le PLFSS, introduit des seuils de référence concernant le nombre d’arrêts de travail et de prescriptions sur une période donnée. En cas de dépassement, des mécanismes de régulation financière peuvent être appliqués. Si cette mesure est présentée par les pouvoirs publics comme un outil de régulation des dépenses, certaines organisations médicales s’inquiètent de ses effets potentiels sur la prise en charge des patients présentant des situations complexes.

Pouvoir de régulation tarifaire de l’Assurance Maladie
Le PLFSS comportait initialement une disposition permettant au Directeur général de l’Assurance Maladie d’ajuster certains tarifs en cas de désaccord persistant avec des professionnels jugés excessifs dans leurs pratiques. Cette mesure, introduite dans un contexte de lutte contre les fraudes, a finalement été retirée à la suite d’un amendement adopté par le Sénat.

Déremboursement des prescriptions des praticiens du secteur 3
Les consultations des médecins du secteur 3 (non conventionnés) étant déjà très faiblement remboursées, le PLFSS prévoit, à travers l’article 26 bis, de mettre fin au remboursement de leurs prescriptions à compter de janvier 2027. Cette mesure est justifiée par la volonté d’assurer une cohérence entre le niveau de remboursement des consultations et celui des actes prescrits. Des professionnels alertent toutefois sur les conséquences possibles pour certains patients nécessitant un suivi médical régulier.

Les principales étapes du mouvement

Afin de faire entendre leurs revendications, les organisations médicales ont annoncé plusieurs temps forts entre le 5 et le 15 janvier :

  • Lundi 5 janvier : lancement officiel de la grève, avec plus de 17 000 médecins déclarés grévistes ;
  • Du 6 au 9 janvier : élargissement de la mobilisation aux cliniques privées et report d’actes non urgents ;
  • Samedi 10 janvier : manifestation nationale à Paris réunissant médecins, internes et étudiants en médecine ;
  • Du 11 au 14 janvier : poursuite du mouvement, marquée notamment par une mobilisation à Bruxelles rassemblant plusieurs milliers de praticiens ;
  • Jeudi 15 janvier : date annoncée de la fin du mouvement national, sous réserve d’une éventuelle reconduction en fonction des discussions engagées.

En définitive, cette mobilisation d’ampleur met en lumière les tensions persistantes autour de l’évolution du système de santé et de son financement. Certaines mesures prévues par le PLFSS, pensées pour répondre à des enjeux budgétaires et organisationnels, suscitent néanmoins de vives inquiétudes quant à leurs conséquences concrètes sur l’exercice médical et la prise en charge des patients.

La grève, par son étendue et ses différentes formes d’action, souligne la nécessité d’un dialogue approfondi entre les pouvoirs publics et les professionnels de santé afin de concilier maîtrise des dépenses, qualité des soins et conditions d’exercice. L’issue de ce mouvement pourrait ainsi constituer un moment charnière pour repenser les modalités de concertation et les équilibres futurs du système de santé.

En définitive, cette mobilisation d’ampleur met en lumière les tensions persistantes autour de l’évolution du système de santé et de son financement. Certaines mesures prévues par le PLFSS, pensées pour répondre à des enjeux budgétaires et organisationnels, suscitent néanmoins de vives inquiétudes quant à leurs conséquences concrètes sur l’exercice médical et la prise en charge des patients.

La grève, par son étendue et ses différentes formes d’action, souligne la nécessité d’un dialogue approfondi entre les pouvoirs publics et les professionnels de santé afin de concilier maîtrise des dépenses, qualité des soins et conditions d’exercice. L’issue de ce mouvement pourrait ainsi constituer un moment charnière pour repenser les modalités de concertation et les équilibres futurs du système de santé.

Activa Médical

Cabinet de recrutement spécialisé dans la recherche de médecins de toutes spécialités

Vous êtes médecin ?

Voir les offres d'emploi

Vous recrutez ?

Notre accompagnement

Un poste qui vous correspond, livré directement dans votre boite mail !

Recevez en priorité les offres adaptées à votre spécialité et ne manquez aucune opportunité.